Notre territoire de santé

Situation

La CPTS Ariège Pyrénées est un territoire vaste qui traverse le département de l’Ariège du nord au sud. Le projet regroupe 155 communes et couvre 2 293 km2, soit près de la moitié de la superficie du département. Il s’agit d’un territoire montagneux, avec des zones plus ou moins difficiles d’accès. La densité moyenne est d’environ 40 hab/km2.

De nombreuses structures d’exercice coordonné : 8 MSP ainsi qu’une ESP.

Démographie

La CPTS Ariège Pyrénées a une proportion de personnes âgées significativement plus élevée que la moyenne régionale. Il s’agit du territoire plus ou moins difficile d’accès du fait de son caractère montagneux. La faible densité de la population conduit à des difficultés de déplacements vers les structures de soins primaires, dentaires, soins secondaires ou en établissement.

Le territoire de la CPTS représente donc,61,02% de la population départementale.

Population âgée et vieillissante :

  • une part des hommes ayant plus de 56 ans équivalent à 34% sur le territoire contre 31% en Occitanie
  • une part des femmes ayant plus de 56 ans équivalent à 38% sur le territoire contre 35% en Occitanie.
  • 56% de la population totale du territoire est âgée de plus de 40 ans.
  • Le Territoire est majoritairement compris dans une tranche d’âge de 40 à 64 ans avec 33,7% de la population.

Etat de santé de la population :

Nous constatons un taux d’Affection de Longue durée de 30 ,7% soit 28 549 patients, sur le territoire de la CPTS, un taux inférieur à celui du département (33,4%) mais nettement supérieur à celui de la région Occitanie (20,8%).

Sur le territoire de la CPTS les 5 premières Affections de Longue Durée sont :

  • Diabète de type 1 et de type 2 : 3 696 patients sur le territoire de la CPTS
  • Tumeur maligne, affection maligne du tissu lymphatique ou hématopoïétique : 3044 patients sur le territoire de la CPTS
  • Maladie coronaire : 1 791 patients sur le territoire de la CPTS
  • Insuffisance cardiaque : 1 656 patients sur le territoire de la CPTS
  • Affections psychiatriques de longue durée : 2 121 patients sur le territoire de la CPTS

A noter que le taux de patients sans médecin traitant s’élève à 26% sur le territoire de la CPTS ainsi que sur le département contre 24% pour la région Occitanie.

En effet, l’Ariège est au cœur des territoires les plus touchés par les problématiques d’attractivité́́, comme bon nombre de communes françaises, le territoire de la CPTS doit faire face à une raréfaction de professionnels médicaux.

L’implantation des MSP et des CPTS permet de dynamiser l’offre de soins et d’attirer de nouveaux médecins, mais également d’encourager les médecins généralistes déjà̀̀ installés à s’y maintenir.

19 médecins généralistes ont plus de 65 ans au 1er janvier 2019 sur le territoire de la CPTS et donc proche de la retraite.

Nous retrouvons une grande difficulté́ d’accès à une filière spécialisée en santé mentale avec notamment l’absence d’une filière neurologique sur ce territoire ce qui implique une fuite des patients mais surtout une prise en charge difficile amenant à des ruptures de parcours évitables.

Le taux de passage aux urgences sans hospitalisation vis-à-vis du département est élevé avec 28 377 passages aux urgences dans l’année pour 46 692 sur le département. Ceci indique une surconsommation de soins non programmés.

Principales difficultés rencontrées par les patients :

  • Accès aux soins de premiers recours (nombreux patients (notamment en ALD) sans un médecin traitant,
  • Accès à la vaccination (couverture vaccinale pose des difficultés sur le territoire)
  • Accès aux soins non programmés
  • Accès à un spécialiste du second secours (notamment d’accès à la filière en santé mentale)

Parcours patients posant des difficultés pour les professionnels :

  • Prise en charge en santé de la femme, vie affective et sexuelle, en périnatalité.
  • Absence de filière neurologique.
  • Mise en place difficile de la Télémedecine.

Le vieillissement de la population, le développement des maladies chroniques et les prises charges de plus en plus lourdes et complexes en ambulatoire, associés à une société de plus en plus inclusive, nécessitent aujourd’hui une coordination accrue entre les acteurs de santé. Cette coordination, pour être efficace, doit être organisée et formalisée.

En effet il nous apparaît nécessaire de créer un mode coordonné d’exercice ambulatoire au service de la population de notre territoire, afin de pouvoir répondre aux défis d’une prise en charge de qualité dans un contexte de démographie médicale altérée.

La création de la CPTS doit également permettre d’optimiser la coopération entre les professionnels de santé de ville et leurs partenaires, notamment les établissements de santé. Elle constitue un cadre de coopération et de coordination des acteurs de santé à l’échelle du territoire, essentielle pour améliorer la prise en charge des situations complexes.

Pour mener à bien ces missions, nous nous appuierons notamment sur la création de liens entre les lieux d’exercice, des réunions de concertation pluridisciplinaires, une plateforme territoriale d’appui, et le développement des outils de communication adaptés à la coordination des soins